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50 morts au Nigéria, 500 chrétiens expulsés en Inde, des arrestations en Iran… Tel est le prix que l’Église persécutée a payé pour passer à la nouvelle année.
Combien de chrétiens persécutés dans le monde n'ont pas accès à la joie simple de se souhaiter le plus sereinement du monde «une bonne année et une bonne santé»? Les fêtes de Noël et du nouvel an sont souvent synonymes de persécutions accrues pour les chrétiens de certains pays. Le passage de 2022 à 2023 ne fait pas exception.
La charge émotionnelle traumatique de ces événements a été aggravée le week-end de Noël par une attaque de bandits de grande ampleur dans l’État de Zamfara. Cette fois-ci, l’armée est intervenue pour défendre les habitants. Elle affirme avoir tué 190 bandits. Mais l’Agence France Presse déplore des « dommages collatéraux», notamment une centaine de morts civils et des dizaines de blessés. Les chrétiens de la région soupçonnent que ces attaques s’inscrivent dans une campagne ciblée, destinée à perturber les célébrations chrétiennes de Noël.
«La position de l’Église va continuer à se détériorer si l’actuel président reste au pouvoir».
Le passage de 2022 à 2023 s’est donc fait dans un climat de tension, pour les chrétiens persécutés de plusieurs pays. Alors que la persécution se durcit d’année en année, comme le confirment les résultats de l’ Index Mondial de Persécution des Chrétiens, ces faits de persécution ne sont malheureusement pas surprenants. Cette liste non exhaustive donne un triste aperçu de ce que vit l'Église persécutée à l’aube de 2023. Une aube dont la lumière ne faiblit pourtant pas: de nombreux chrétiens opprimés ne sont pas résignés et se montrent bien décidés à persévérer au milieu de la tempête.