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Indonésie, Inde, Nigéria, Chine: autant de pays dont les lois protègent les chrétiens... en théorie. Car sur le terrain, la police est souvent du côté des persécuteurs.
Dans la plupart des pays où les chrétiens sont persécutés, ils devraient normalement être protégés par leur gouvernement. Ceci en vertu des Constitutions et des droits fondamentaux que la Loi leur garantit. Dans la réalité, les autorités sont souvent complaisantes, voire complices ou instigatrices de la persécution. En voici quelques exemples significatifs en ce début d’année.
Selon un partenaire local de Portes Ouvertes, «des gangs armés (d'épées et de pierres) planifient ces attaques à l’avance. Ni l’administration ni la police locale n’interviennent pour limiter les rassemblements anti-chrétiens qui préparent ces attaques.» Notre partenaire précise:
«Les autorités ne font rien pour assurer la sécurité de ceux qui vont à l’Église.»
Ceci s’ajoute aux événements survenus fin 2022, quand des chrétiens indiens ont perdu leurs maisons dans des incendies criminels avant de se faire passer à tabac au poste de police.
«Nous vivons dans l’angoisse permanente. Si le pire se produit, où fuirons-nous?»
En effet, les chrétiens sont souvent assimilés aux résistants par la junte au pouvoir. Ils sont bloqués aux check-points quand ils tentent de fuir pour sauver leur vie. En fin d’année dernière déjà, quatre étudiants chrétiens avaient été blessés dans leur dortoir par un tir d’obus militaire, et deux chrétiennes avaient été arrêtées à un check-point.
Tous ces exemples montrent qu'entre la loi et la pratique, il y a souvent un grand écart, et que les chrétiens sont parfois mis en danger par ceux-là mêmes qui doivent les protéger. Pour autant, beaucoup persévèrent dans leur foi et continuent à placer leur refuge en Dieu et non dans les grands de ce monde (Ps118v9).