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Au Nigéria, 11 «filles de Chibok» et leurs enfants ont récemment retrouvé la liberté.
D’après l’armée nigériane, 11 filles enlevées à Chibok en avril 2014 ont retrouvé la liberté depuis juin 2022. Nous pouvons nous en réjouir. Mais sur les 276 jeunes filles enlevées en 2014, dont la plupart étaient chrétiennes, 96 sont toujours portées disparues. Et elles sont hélas en grande souffrance. Rejoice Senki, qui est aujourd’hui libre, a déclaré avoir été violée constamment pendant sa captivité. Elle a été mariée de force à un djihadiste, a donné naissance à deux enfants dans la brousse et a été convertie de force à l'islam. Ses ex-compagnes de captivité ne sont pas mieux traitées.
Les jeunes femmes qui ont retrouvé la liberté sont hébergées dans un centre de soins avec leurs enfants. Elles ont subi un examen médical complet et bénéficié d'un premier soutien psychologique. Mais ces jeunes filles privées depuis si longtemps de l’amour de leurs proches ont besoin de beaucoup plus. Deux d’entre elles, malgré le risque d'être rejetées par leurs familles ou leur communauté en tant que «femmes de Boko Haram», ont déclaré:
«Nous remercions le gouvernement pour ce qu'il a fait pour nous. Mais nous aimerions rentrer chez nous, vivre avec nos familles. Si nous étions dans nos maisons, nous nous sentirions mieux.»
Elles ont aussi souligné leur désir de reprendre leurs études. Mais par-dessus tout, elles ont besoin de la guérison que seul Jésus peut donner. Persévérons pour elles dans l'intercession!
Portes Ouvertes continue d'exhorter le président nigérian à poursuivre ses efforts pour libérer les otages détenus par Boko Haram. Y compris les jeunes chrétiennes telles que Leah Sharibu, et les filles de Chibok toujours retenues en captivité. Nous exhortons également le Président nigérian à créer un poste au sein du gouvernement, pour soutenir activement les familles traumatisées par les enlèvements.