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Ces derniers mois, plusieurs responsables d'église ont été la cible de sanctions pénales en Chine. Mais des chrétiens continuent de vivre leur foi quel qu'en soit le coût.
En Chine, il existe des églises officielles, contrôlées par le gouvernement, et celles qui refusent cette intrusion de la part du régime. Ces dernières tombent d'office dans l'illégalité, voire la clandestinité. Les pasteurs de ces églises indépendantes font l'objet de pressions pour les faire revenir dans le «bon chemin». Fortes amendes et accusations de fraudes, tels sont les moyens utilisés par le régime chinois pour empêcher ces églises de fonctionner et créer un climat de suspicion contre eux. Deux pasteurs en ont récemment fait les frais:
Alors que les autorités chinoises accroissent de plus en plus leur contrôle sur la population, en utilisant notamment la surveillance numérique, les chrétiens doivent être de plus en plus prudents dans l'exercice de leur foi. Pourtant nombreux sont ceux qui continuent à prêcher l'Évangile, quel qu'en soit le prix. C'est le cas du pasteur Wang Yi, condamné à 9 ans de prison en 2020 et à une forte amende en raison de ses prises de position pour défendre la foi chrétienne et la liberté de religion.
Voici ce qu'il a dit alors qu'il était menacé pour ses activités pastorales:
«J'espère que Dieu se servira de moi pour dire à ceux qui m'ont privé de ma liberté personnelle qu'il y a une autorité supérieure à la leur, et qu'il y a une liberté qu'ils ne peuvent pas restreindre, une liberté qui remplit l'Église de Jésus-Christ crucifié et ressuscité.»