Portes Ouvertes France

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ImpactSyrie

Un long chemin vers la guérison après l’attentat de Saint-Élie

À Damas, les survivants de l’attentat contre l’église Saint-Élie se reconstruisent peu à peu, accompagnés par les partenaires de Portes Ouvertes.

En Syrie, de nombreuses familles portent encore des blessures profondes laissées par l’attentat-suicide contre l’église Saint-Élie de Damas en juin 2025, ainsi que par le climat de violence persistant.

Pour les accompagner dans leur reconstruction, Portes Ouvertes met en place, à travers ses partenaires locaux, des programmes d’accompagnement post-traumatique. Elias, Hanan et leurs enfants, des survivants de l’attentat, participent régulièrement aux rencontres organisées.

Déposer sa souffrance pour commencer à guérir

Raneen (pseudonyme), psychologue expérimentée et partenaire de Portes Ouvertes, supervise les séances.

Ce soutien est essentiel pour ceux qui ont vécu l’attentat. « Dans un cadre sécurisant, ils peuvent déposer leur souffrance et commencer à guérir, poursuit-elle. Nous prions avec eux et proposons un accompagnement fondé sur la foi, pour toucher les blessures les plus profondes.»

Le temps de la reconstruction

Chaque semaine, en plus de l’accompagnement individuel et de l’accompagnement auprès des enfants, quatre groupes de femmes se retrouvent. « Au bout de six semaines environ, j’ai vu quelque chose changer en elles, témoigne Raneen. Elles ont commencé à s’écouter les unes les autres, les larmes se sont faites plus rares. Peu à peu, elles se sont remises debout.»

Ce chemin a aussi transformé leur foi: « Au début, beaucoup en voulaient à Dieu de ce qui s’était passé; la colère était là. Aujourd’hui, leur voix a changé.» Après le temps du deuil vient celui de la gratitude: celle, simplement, d’être en vie.

Là où la foi rejoint la blessure

Pour ces chrétiens, les rencontres prennent appui sur les enseignements bibliques de guérison et de restauration. Raneen souligne qu’ils traversent « des combats qui leur sont propres» lorsqu’ils cherchent à donner un sens à l’épreuve à la lumière de leur foi – une dimension qu’un accompagnement psychosocial purement laïc laisserait de côté. « Nous aidons chacun à se reconnecter aux promesses de Dieu: l’espérance, la force et le renouveau», ajoute-t-elle.

Si le chemin vers la guérison sera long, ces chrétiens savent qu’ils sont soutenus par vos prières et vos dons. À travers ces rencontres, ils découvrent qu’ils ne sont pas abandonnés: portés par la prière, soutenus par une présence fidèle, ils avancent ensemble vers la guérison. Merci pour eux.